Abus sexuels

Quand le cadre a explosé, il faut remettre en sécurité, puis entamer un profond travail de reconstruction que l’on nomme résilience. Réussir à franchir ce cap donne une incroyable liberté.

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Judith Capelus psycho-therapeute haut-rhin-rouffach mulhouse

Judith Capelus
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Judith Capelus, cabinet thérapeute abus sexuels, violences, Rouffach Mulhouse Colmar Haut-Rhin

J’ai longtemps hésité à faire apparaître cette thématique pour ce qu’elle représente, et non plus comme une sous-section de sexothérapie.

Si cette situation problématique n’est pas nouvelle, en revanche, on commence – enfin - à en parler. Libérer la parole, c’est aussi libérer ceux qui la portent.

Les abus dans le domaine sexuel concernent principalement les femmes, mais aussi les enfants et les hommes.

Les chiffres varient selon les modalités statistiques de définition de l’abus, dans le temps et la géographie. Il y a toujours un écart entre les chiffres officiels et les déclarations des personnes concernées…

Wikipédia nous indique la prévalence moyenne mondiale suivante, les abus sont estimés :

Il n’est plus temps de se désoler, il faut aider à réparer.

Un peu de contexte

S’agissant des enfants, l’agresseur est majoritairement un membre de la famille (même si les prêtres et les encadrants ont bien contribué…).

Les séquelles sont plus ou moins importantes selon les actes perpétrés, l’âge des protagonistes, l’environnement proche, etc…. Mais dans tous les cas, pour la victime, il y a un avant et un après : l’agression sexuelle a fait « éclater le cadre », c’est-à-dire, perdre les repères en termes de sécurité, provoquant un séisme intérieur, un refoulement qui pourra aller jusqu’à l’amnésie !

Les victimes d’abus sexuels ou de viol présentent souvent une mauvaise santé dans les mois et années après l’agression, parfois en relation avec les zones qui ont été impliquées.

Fréquemment, on parlera d’une impression d’avoir « quitté son corps » (dissociation), de s’être senti(e) tellement impuissant(e) vis-à-vis de cette agression, qu’il était impossible bouger, de résister, de partir (sidération) !

Puis apparaît la culpabilité, celle qui entraîne le silence. L’impossibilité de se confier. Souvent parce que l’intrus a mis en garde...

Enfin il reste la honte"Pourquoi ne t’es-tu pas sauvé(e) ??? Tu courais plus vite que lui pourtant !" C’est vrai. Je courais plus vite que lui, mais des liens affectifs m’empêchaient de comprendre clairement ce qui se passait… Il fallait être loyal(e). Ou terrorisé(e). Quand on ne comprend pas ce qui se passe. Que c’est tellement douloureux qu’on est paralysé(e)

Le traumatisme

Quand faire une thérapie ?

Livre Réveiller le tigre, Peter Levine. Judith Capelus, cabinet thérapeute abus sexuels, violences, Rouffach Mulhouse Colmar Haut-Rhin

Les humains ne sont pas égaux face à la douleur, autant physique que mentale. Souvent, la charge physique, mentale ou émotionnelle liée à un évènement, ne peut être gérée avec les seules ressources de l’individu. Seul(e)s certain(e)s pourront mettre en place d’eux-mêmes une résilience efficace et certain(e)s n’y arriveront guère.

On parle de « stress post-traumatique » quand le souvenir n'a pas été correctement traité par le cerveau et que la reviviscence est trop brutale et intense.

L’évènement reste fragmenté dans la mémoire, sans pouvoir être traité dans tous ces aspects. L’organisme met en place des mécanismes de sauvegarde : figeage ("Réveiller le tigre" de Peter Levine, éditions Interéditions), somatisation, amnésie...

Comment se déroule une séance ?

Prenons l’exemple d’un champ que l’on veut cultiver : avant de passer la charrue, il est impératif de retirer les grosses pierres qui pourraient casser la lame. Ensuite, seulement, on peut commencer à tracer des sillons, ensemencer, arroser, et enfin récolter…

Il est donc d’abord indispensable de “lever le stress du traumatisme”, c’est-à-dire permettre au corps de se libérer des émotions installées à la suite de l’évènement et qui resurgissent à la moindre sollicitation. En effet, c’est parce que le souvenir n’a pas pu être traité par le cortex et qu’il a surinvesti le cerveau émotionnel que les symptômes apparaissent et persistent.

A cet effet, l’EMDR est un des outils les plus performants qui, en très peu de séances, va libérer l’évènement de sa charge émotionnelle. Si cette technique est utile dans beaucoup de domaines (anxiété, phobies, insomnies, terreurs nocturnes, dépression, deuil…) c’est à ce jour sans doute la meilleure pour traiter le stress post-traumatique sous toutes ses formes.

C’est alors seulement que le travail de fond peut commencer. Selon les conséquences psychiques qu’a produites l’agression, on pourra entrer dans une thérapie individuelle.

Il est à remarquer que les femmes consultent plus facilement que les hommes, comme si la culpabilité et la honte étaient encore plus inavouables pour eux. Quelle que soit leur histoire, le travail est le même et apporte un soulagement notable.

Si l’on a du mal à établir des liens durables, ou que la sexualité est insatisfaisante voire chaotique, cela peut résulter d’abus sexuels non traités. On peut faire le lien avec les difficultés au niveau du couple ou, de la sexualité.

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